Salarié rechargeant son véhicule électrique à domicile avec une prise connectée Sparklin
💰 RH & fiscalité · 8 min de lecture

Rembourser la recharge à domicile de vos salariés en 2026 : ce que l'URSSAF accepte, ce qu'elle refuse

C'est l'un des sujets les plus flous pour les services RH en 2026 : comment rembourser la recharge d'un véhicule électrique de fonction lorsque le salarié la recharge chez lui, sans risquer un redressement URSSAF sur ce que l'administration pourrait qualifier d'avantage en nature non déclaré ?

La plupart des ressources disponibles restent volontairement vagues sur le sujet. Voici le cadre exact appliqué par l'URSSAF, avec la distinction qui change tout : le remboursement au forfait n'est pas accepté, le remboursement sur kWh réel mesuré l'est.

Ce que l'URSSAF accepte : le remboursement sur kWh réels

L'URSSAF admet l'exonération de cotisations sociales pour le remboursement des frais d'électricité engagés par le salarié pour recharger son véhicule de fonction à son domicile, à une condition stricte : le remboursement doit correspondre à une consommation réelle, mesurée et horodatée, et non à une estimation.

Concrètement, cela suppose de pouvoir justifier, pour chaque session de recharge :

  • le nombre de kWh effectivement consommés,
  • la date et l'heure de la recharge,
  • le tarif applicable au moment de la recharge (heures pleines / heures creuses le cas échéant),
  • l'identification du véhicule et du salarié concernés.

Sans cette traçabilité, l'administration peut requalifier le remboursement en avantage en nature non justifié, avec redressement de cotisations sociales à la clé.

Ce que l'URSSAF n'accepte pas : forfaits et estimations

Les pratiques les plus répandues dans les entreprises françaises sont précisément celles que l'URSSAF ne reconnaît pas comme justificatif suffisant :

  • Les « forfaits kilométriques électriques », calqués sur le barème kilométrique thermique mais appliqués aux véhicules électriques — l'électricité domestique n'entre pas dans le périmètre de ce barème, qui vise l'usure du véhicule et le carburant, pas une énergie consommée hors circuit professionnel de facturation.
  • Les estimations de consommation moyenne (« environ 15 kWh/100 km »), non rattachées à une mesure réelle sur le compteur du salarié.
  • Les notes de frais rédigées sans justificatif technique, sur simple déclaration du salarié du nombre de kilomètres parcourus.

Ces pratiques exposent l'entreprise à un risque de redressement lors d'un contrôle URSSAF, car elles ne permettent pas de démontrer que le remboursement correspond à une dépense réellement engagée.

Prise connectée Sparklin installée à domicile, mesure précise de chaque session de recharge pour l'export paie
Chaque session de recharge est horodatée et mesurée au kWh près, exportable pour la paie.

L'avantage en nature borne au bureau : exonération jusqu'à 612 €/an

Le cas de la recharge sur une borne installée par l'employeur sur le lieu de travail est distinct de la recharge à domicile. La mise à disposition d'une borne de recharge sur le site de l'entreprise pour un usage personnel du salarié bénéficie d'une exonération d'avantage en nature dans la limite d'un plafond annuel réévalué chaque année (612 €/an pour 2026), à condition que la recharge reste accessoire à l'usage professionnel du véhicule.

Ce cadre est distinct — et cumulable — avec le remboursement des frais de recharge à domicile sur justificatif de consommation réelle décrit ci-dessus.

La certification MID : pas encore obligatoire, mais anticipée

La certification MID (Measuring Instruments Directive, directive européenne sur les instruments de mesure) garantit la précision et la fiabilité du comptage électrique d'une borne de recharge. Elle n'est pas encore obligatoire pour les installations à domicile en 2026, mais la tendance réglementaire est claire : les entreprises qui déploient des bornes non certifiées MID pour justifier des remboursements de frais s'exposent à voir leur méthode de calcul contestée en cas de contrôle, faute de garantie métrologique reconnue.

Anticiper cette exigence dès aujourd'hui sécurise durablement la politique de remboursement de l'entreprise, sans attendre une évolution réglementaire qui rendrait la mise en conformité plus coûteuse dans l'urgence.

Comment Sparklin automatise tout le processus

La chaîne Sparklin couvre l'intégralité du besoin : la Sparklin by go-e mesure précisément chaque session de recharge à domicile (kWh, date, heure, tarif), les données remontent automatiquement dans Spark Pilot, qui centralise l'historique par salarié et par véhicule, puis génère un export directement exploitable pour la paie — sans ressaisie manuelle, sans estimation, avec une traçabilité complète en cas de contrôle URSSAF.

Pour le cadre général du remboursement de la recharge à domicile et les bonnes pratiques associées, notre article de référence complète cette analyse. Le cadre officiel est consultable sur le site de l'URSSAF et sur service-public.fr.

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